Inacceptable
Pratiques interdites (Art. 5) : manipulation préjudiciable, social scoring, certaines reconnaissances biométriques ou d’émotions. Bannies depuis le 2 février 2025.
EU AI Act Readiness
Un guide clair et un diagnostic court pour les PME : comprendre vos usages IA, vos obligations réelles et les preuves à préparer avant qu’un client, un auditeur ou un régulateur ne les demande.
Échéances clés
C’est quoi
Le règlement (UE) 2024/1689 encadre l’IA selon une logique de risque : plus un usage peut affecter les personnes, plus les obligations sont fortes. Il s’applique par rôle (utilisateur, déployeur, intégrateur, fournisseur) et concerne aussi les PME qui se contentent d’utiliser des outils IA.
Pratiques interdites (Art. 5) : manipulation préjudiciable, social scoring, certaines reconnaissances biométriques ou d’émotions. Bannies depuis le 2 février 2025.
RH, crédit, assurance, éducation, biométrie, infrastructures critiques… Obligations lourdes (gestion des risques, documentation, supervision humaine).
Chatbots, deepfakes, contenus générés ou modifiés par IA : l’utilisateur doit être informé clairement. Article 50 au 2 août 2026.
Usages internes à faible impact (correction de texte, filtre anti-spam…). Pas d’obligation spécifique, mais de bonnes pratiques restent recommandées.
Qui est concerné
Vos obligations dépendent de votre rôle dans la chaîne de valeur. Une même PME peut cumuler plusieurs rôles selon ses usages.
Vous utilisez ChatGPT, Copilot, Gemini ou Claude en interne (résumés, rédaction, support). AI literacy, règles d’usage et transparence vous concernent.
Vous intégrez une IA tierce dans votre produit ou vos processus. Due diligence fournisseur et information des utilisateurs deviennent clés.
Vous vendez une feature IA à vos clients : vous pouvez être « provider » et porter des obligations de documentation et de responsabilité produit.
Vous développez ou mettez sur le marché un modèle. Rare pour une PME : utiliser un LLM ne fait PAS de vous un fournisseur GPAI.
Pourquoi maintenant
Certaines obligations sont déjà applicables, d’autres deviennent concrètes en 2026, et le calendrier high-risk est en cours de report — mais la préparation, elle, ne s’improvise pas.
Les pratiques interdites, l’AI literacy et les obligations GPAI sont déjà d’application depuis 2024-2025. Si vous n’êtes pas encore en règle, vous êtes en situation de non-conformité dès aujourd’hui : il est non seulement encore temps, mais nécessaire de régulariser. Mettre les choses en ordre maintenant, en documentant la démarche, reste la meilleure protection avant un contrôle, un audit ou une demande client.
Régulariser ma situationLe règlement (UE) 2024/1689 entre en vigueur.
Les usages interdits (Art. 5) sont bannis et l’obligation d’AI literacy (Art. 4) s’applique.
Obligations des fournisseurs de modèles GPAI, autorités compétentes et régime de sanctions (hors Art. 101).
Application générale du règlement et transparence (chatbots, deepfakes, contenus IA). Supervision de l’AI literacy dès le 3 août 2026.
Marquage technique des contenus générés par IA — report annoncé via l’AI Omnibus.
High-risk autonomes (2 déc. 2027) et intégrés à des produits réglementés (2 août 2028) — calendrier en cours de report.
* Dates issues de l’accord politique AI Omnibus (7 mai 2026), encore juridiquement conditionnelles tant que le texte n’est pas formellement adopté et publié.
Obligations PME
L’objectif n’est pas un dossier lourd, mais de pouvoir démontrer une démarche raisonnable, proportionnée et tracée. Voici le socle qu’un Quick Scan met en place.
Inventaire / registre des usages IA, y compris outils SaaS et assistants génériques.
Classification des usages : interdit / high-risk potentiel / transparence / minimal.
Screening des pratiques interdites (Article 5).
Plan d’AI literacy avec preuves de formation ou de consignes.
Politique d’usage IA acceptable, connue des équipes.
Checklist de transparence Article 50 (chatbots, contenus générés, deepfakes).
Due diligence fournisseurs : LLM, Copilot, SaaS IA, cloud, données envoyées.
Contrôle DPIA / FRIA si données personnelles ou droits fondamentaux.
Règles de supervision humaine pour les décisions sensibles.
Processus d’escalade et de signalement d’incident.
Documentation des décisions de classification.
Roadmap high-risk 2027/2028 pour les usages RH, crédit, assurance, santé, éducation, public.
Quick check
7 questions, une minute. Vous obtenez un indice de priorité indicatif — pas un diagnostic complet.
Ce test ne remplace pas un diagnostic, une certification ni un avis juridique formel.
Conséquences
Les plafonds de l’article 99 sont élevés, mais pour une PME le risque immédiat est surtout commercial et opérationnel : correction imposée, retrait d’un usage, blocage contractuel ou plainte individuelle.
| Pratiques interdites (Art. 5) | Jusqu’à 35 M€ ou 7 % du CA mondial annuel*. |
|---|---|
| Obligations des opérateurs + transparence (Art. 50) | Jusqu’à 15 M€ ou 3 % du CA mondial annuel*. |
| Informations incorrectes ou trompeuses | Jusqu’à 7,5 M€ ou 1 % du CA mondial annuel*. |
| Fournisseurs de modèles GPAI (Art. 101) | Jusqu’à 15 M€ ou 3 % du CA mondial annuel*. |
L’amende n’est jamais automatique : l’autorité tient compte de la coopération, des mesures déjà prises, du dommage et de la proportionnalité. Pouvoir démontrer une démarche raisonnable et tracée est la meilleure protection.
Accompagnement
Chaque format est adapté à votre taille, au nombre d’usages IA et au niveau de risque. Le tarif est communiqué après un court cadrage.
PME qui veut confirmer si l’EU AI Act la concerne.
Savoir rapidement si le sujet vous concerne.
En parlerLa plupart des PME qui utilisent déjà l’IA.
Une vue claire et une feuille de route priorisée.
En parlerPME qui veut structurer durablement.
Des livrables réutilisables et une gouvernance proportionnée.
En parlerÉditeurs SaaS qui ajoutent une fonctionnalité IA.
Un produit IA défendable côté conformité.
En parlerÉquipes dirigeantes, métiers ou produit.
L’obligation Article 4 documentée.
En parlerAprès un Quick Scan, pour rester en ordre.
Rester en ordre dans la durée.
En parlerSources
Le Quick Scan est un diagnostic opérationnel de readiness. Ce n’est pas une certification, pas une garantie de conformité et pas un avis juridique formel. Les conclusions doivent être validées avec vos conseils juridiques lorsque le risque, le secteur ou le contrat l’exige.
Planifions un échange court. Nous regardons vos usages IA actuels, vos échéances probables et la meilleure façon de démarrer sans lourdeur inutile.